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	<title>Éducation Archives - Bambou Info</title>
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	<title>Éducation Archives - Bambou Info</title>
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	<item>
		<title>La Fondation Odette Roy Fombrun lance « La Semaine de l’Éducation » pour repenser l’avenir éducatif en Haïti</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bambou Info]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Jan 2026 08:53:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour la Fondation Odette Roy Fombrun, ces échanges constituent une étape stratégique dans la construction d’une vision éducative partagée. Les contributions des intervenants et des participants serviront à alimenter une réflexion collective structurée et à formuler des recommandations destinées aux acteurs institutionnels, éducatifs et communautaires.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>[ HAITI &#8211; SEMAINE DE L&rsquo;EDUCATION ] </p>



<p><a href="https://forfhaiti.org" type="link" id="https://forfhaiti.org">La Fondation Odette Roy Fombrun </a>(FORF) organise « La Semaine de l’Éducation de la FORF », une initiative majeure dédiée à la réflexion, au dialogue et à la co-construction de solutions pour l’avenir du système éducatif haïtien. Cet événement rassemble des professionnels de l’éducation, des éducateurs, des leaders communautaires, des décideurs et des jeunes engagés, dans une dynamique de partage d’analyses, d’expériences et de propositions innovantes.</p>



<p>Dans un contexte marqué par des défis structurels, sociaux et technologiques, la FORF entend promouvoir une approche collaborative de l’éducation, fondée sur l’intelligence collective et la participation active des acteurs du terrain. L’objectif est clair :&nbsp;favoriser l’émergence de recommandations concrètes et opérationnelles&nbsp;pour améliorer durablement la qualité, l’équité et la pertinence de l’éducation en Haïti.</p>



<p>Dans ce cadre, <strong>le jeudi 30 janvier, de 11h00 à 13h00</strong>, à <strong>l’Espace Konbit FORF (Bois Moquette, Pétion-Ville)</strong>, l’éducatrice <strong>Valincia Faniola Jean Philippe</strong> interviendra sur le thème :<br><strong>« Co-créer l’éducation de demain : quelles actions concrètes ? »</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" width="724" height="1024"  alt="" class="wp-image-1690 lws-optimize-lazyload"/ data-src="https://bambou-info.com/wp-content/uploads/2026/01/Valencia-Faniola-JEAN-PHILIPPE-724x1024.jpeg" srcset="https://bambou-info.com/wp-content/uploads/2026/01/Valencia-Faniola-JEAN-PHILIPPE-724x1024.jpeg 724w, https://bambou-info.com/wp-content/uploads/2026/01/Valencia-Faniola-JEAN-PHILIPPE-212x300.jpeg 212w, https://bambou-info.com/wp-content/uploads/2026/01/Valencia-Faniola-JEAN-PHILIPPE-768x1087.jpeg 768w, https://bambou-info.com/wp-content/uploads/2026/01/Valencia-Faniola-JEAN-PHILIPPE-1085x1536.jpeg 1085w, https://bambou-info.com/wp-content/uploads/2026/01/Valencia-Faniola-JEAN-PHILIPPE-1447x2048.jpeg 1447w, https://bambou-info.com/wp-content/uploads/2026/01/Valencia-Faniola-JEAN-PHILIPPE.jpeg 1809w" sizes="(max-width: 724px) 100vw, 724px" /></figure>



<p>Cette intervention s’inscrit dans une perspective résolument pragmatique, visant à dépasser les constats pour identifier des&nbsp;leviers d’action c<strong>o</strong>ncrets, notamment en matière de gouvernance éducative, de participation des communautés, d’innovation pédagogique et d’engagement des jeunes dans la transformation du système éducatif.</p>



<p>Pour la <a href="https://forfhaiti.org" type="link" id="https://forfhaiti.org">Fondation Odette Roy Fombrun,</a> ces échanges constituent une étape stratégique dans la construction d’une vision éducative partagée. Les contributions des intervenants et des participants serviront à alimenter une réflexion collective structurée et à formuler des recommandations destinées aux acteurs institutionnels, éducatifs et communautaires.</p>



<p>En initiant « La Semaine de l’Éducation », la FORF affirme sa conviction que&nbsp;l<strong>’</strong><em>avenir de l’éducation en Haïti ne peut être pensé sans une co-construction inclusive</em>, intégrant les savoirs académiques, les pratiques de terrain et la voix des jeunes générations. Cette démarche participative se veut un levier pour impulser une transformation éducative durable et contextualisée.</p>



<p>_____</p>



<p><strong>La Rédactio</strong>n | Bambou Info | <a href="http://www.bambou-info.com" type="link" id="www.bambou-info.com">www.bambou-info.com</a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>« L’Education pour tous » tel est le slogan en Haïti.  Qu’en est-il des enfants des milieux ruraux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bambou Info]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Jan 2026 19:49:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Sports]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Contrairement à certains pays développés où l’on utilise le terme « obligatoire » pour désigner l’importance de l’éducation dans  une société, en Haïti le discours politique sur ce sujet est moins fort. On préfère utiliser l’expression « Education pour tous ».</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Par: <strong>Jean Emmanuel PIERRE</strong>, <em>Spécialiste en éducation et Gestion de projets</em></p>



<p><strong>Texte publié en 2008</strong></p>



<p> <strong>C</strong>ontrairement à certains pays développés où l’on utilise le terme <strong><em>« obligatoire »</em></strong> pour désigner l’importance de l’éducation dans  une société, en Haïti le discours politique sur ce sujet est moins fort. On préfère utiliser l’expression <strong>« Education pour tous ».</strong> </p>



<p>En France par exemple, depuis les années 1881/1882, avec la réforme de Jules FERRY, l’école est obligatoire jusqu’à l’âge de seize (16) ans pour tous les jeunes. Plus proche de chez nous, à Cuba par exemple, l’état a fait de l’instruction de sa jeunesse la priorité de son gouvernement. Dans ce pays voisin, l’analphabétisme est presque quasi inexistant.Alors qu’en Haïti, on a des fois l’impression, envoyer ses enfants à l’école est devenu un parcours du combattant pour les parents, notamment ceux de la classe moyenne. La pauvreté qui ronge le pays touche à toutes les sphères de la société. L’impuissance de l’état à éradiquer ce fléau qu’est l’analphabétisme est déconcertante. Avant même de dresser la situation scolaire des enfants des zones rurales, il est important d’analyser le système éducatif haïtien dans son ensemble. Dans un pays où l’on compte plus de trois millions d’enfants en âge d’aller à l’école, seul 52% étaient scolarisés en 1996<a href="http://srv02.admin.over-blog.com/#_ftn1">[1]</a> (JOINT, 2006). Toujours selon les estimations de l’auteur, en Haïti, les écoles publiques, dites gratuites, ne représentent que 17% de l’ensemble des institutions scolaire du pays, contre 83%  des écoles privées. De tel constat laisse à présager deux choses ; soit l’état via le Ministère de l’Education Nationale de la Jeunesse et des Sports (MENJS) est dépassé par la demande de la population haïtienne, soit il est volontairement démissionnaire et se laisse substituer par le privé.   Analysons les deux hypothèses. En dépit de son taux d’analphabétisme alarment (66%), la société haïtienne valorise énormément l’instruction. D’ailleurs, elle est le moyen le plus sûr d’accéder à un grade socio/professionnel en Haïti. </p>



<p>Conscients des retombées que cela pourrait apporter plus tard aux enfants, les parents haïtiens, qu’ils soient riches ou pauvres vont très vite faire le choix de l’éducation pour leurs congénères. Une situation qui créée une forte disparité entre l’offre et la demande. L’état, qui normalement devrait être le premier prestataire des services  éducatifs, propose très peu d’offre. D’ailleurs depuis les années quatre-vingt en dépit des obligations de la constitution haïtienne<a href="http://srv02.admin.over-blog.com/#_ftn2">[2]</a>, très peu d’institutions publiques ont vu le jour, tandis que la demande de la population ne cesse d’augmenter, notamment à cause de l’explosion démographique. Dans ce cadre figure, c’est tout un système qui laisse au bord de la route ces enfants, en dépit de leur volonté d’apprendre.   Deuxième hypothèse, l’état haïtien n’est pas prêt à faire de l’éducation sa politique principale. Certes, le pays est très pauvre financièrement, et fait face à de sérieuses difficultés. Mais la pauvreté explique-elle l’état de délabrement du système éducatif haïtien ? Je n’en suis pas sûr. Le Cuba, pays voisin qui subit un embargo économique depuis les années soixante (1962), arrive à ouvrir l’accès de l’instruction à tout son peuple. En Haïti, il suffit de voir le budget alloué à l’éducation pour se rendre compte que la situation est loin de s’améliorer. Le pays consacre 15% de son PIB à l’éducation. </p>



<p>De cette somme, la part de l’État ne représente que 2,5%. (BALLARGEON, 1997 ; JOINT, 2006).  Tandis que tous les spécialistes de l’éducation, ainsi que l’ancien ministre de l’Education National, M. Jacques Édouard ALEXIS, actuellement premier ministre du gouvernement haïtien sont unanimes : l’État doit amplifier ses actions éducatives pour sortir le pays de la misère et faire progresser l’économie haïtienne. Depuis les années soixante-dix, on a assisté à beaucoup de promesses de la part des dirigeants politiques, mais très peu d’actions concrètes qui vont dans le sens d’une réelle amélioration du système en question. Peu d’écoles ont été créées, les enseignants ne sont pas toujours recyclés. Les institutions existantes sont souvent mal entretenues et concentrées dans les zones urbaines, les enfants des paysans y ont très peu accès.</p>



<p></p>



<p>Si la situation est aussi critique, il faut dire également que les multiples crises politiques que connaît le pays depuis les années quatre-vingt n’ont pas facilité les choses. Depuis 1986, le pays essaie tant bien que mal de trouver la voie démocratique, mais à chaque fois cela s’est soldé soit par un coup d’état ou par un départ forcé des dirigeants politiques. L’instabilité politique a joué un rôle prépondérant dans le retard du système éducatif haïtien. L’absence de continuité politique est l’un des facteurs qui ont mis en difficulté l’application de la réforme de BERNARD, qui pourtant était très ambitieuse et contenait des éléments pouvant améliorer le système éducatif. Vu l’État des choses, les actions ponctuelles, souvent périphériques des différents ministres depuis 1986, ne font que camoufler les vrais problèmes éducatifs du pays. On ne saurait avoir de vraies solutions si l’État n’entreprend pas de grande réforme et accepte de l’accompagner du budget nécessaire. Certes, il ne peut à lui seul palier à tous les problèmes, la société civile, les entreprises, ont aussi leur rôle à jouer, mais il revient aux autorités de donner les directives et de sensibiliser les acteurs à prendre part dans la réalisation de ce grand chantier.   Dans tous les pays où le taux de l’analphabétisme est négligeable, notamment les pays occidentaux, l’éducation revêt de la responsabilité de l’État. Il est le premier garant de la formation du peule. Alors qu’en Haïti, on assiste à l’effet contraire, le secteur privé occupe presque totalement cette sphère. Les écoles congréganistes, internationales et privées accueillent plus d’élèves que les institutions publiques. Une situation qui est loin d’être sans conséquence pour la population haïtienne car elle créée une inégalité scolaire qui en aval vient conforter les inégalités sociales déjà existantes. Dans un pays où  l’école est privatisée, l’instruction est offerte selon les moyens des clients, c’est-à-dire la qualité de l’enseignement dépend de ce que peut payer un parent. </p>



<p>Les enfants des plus pauvres qui parviennent à franchir les portes de l’école seront toujours dans des institutions qui reflètent la réalité socio/économique de leurs parents. En dépit de la bonne volonté des parents haïtiens, ils sont confrontés à d’énormes difficultés à pourvoir faciliter aux enfants une scolarités continue. Nombreux sont les parents qui mettent prématurément un terme à la scolarisation des enfants à cause des soucis financiers. Des fois, il suffit l’arrivée d’un nouveau-né dans la famille pour que le couple ne tienne plus le coup. Contrairement à certains pays où les aides familiales existent, en Haïti, les parents n’ont qu’à miser que sur leurs propres ressources. Ceux qui n’ont pas d’activité qui en génère, sont à la merci des familles proches résidant à l’étranger. Tandis que ceux qui sont hors du pays d’origine essaient à peine de joindre les deux bouts. Leurs conditions existentielles dans les pays d’accueils ne leur permettent pas d’offrir une assistance permanente à ceux-là, restés en Haïti.  </p>



<p><strong>Les enfants des milieux ruraux</strong></p>



<p> Si l’on estime que la situation des parents à pouvoir scolariser les enfants en zone urbaine est difficile, dans les villages reculés, le tableau est beaucoup plus sombre. C’est surtout dans ces endroits que les chiffres font exploser les statistiques sur l’analphabétisme en Haïti. En effet, selon les estimations de L. A Joint (2005), seuls 25% des enfants des milieux ruraux sont scolarisés, contre 66% en centre urbain. Il est très fréquent de rencontrer toute une famille analphabète en s’éloignant de la capitale. Cette situation qui peut paraître anodin dans certains pays, est malheureusement courant dans les villages reculés d’Haïti. La volonté des parents des zones rurales de scolariser leurs enfants ne fait aucun doute, sauf qu’ils sont dépourvus de moyens de le faire. Ils assistent impuissamment aux échecs des plus petits. Il n’est pas rare de tomber sur des cas des jeunes adolescents qui ne savent pas comment est faite une salle de classe. Etant donné que les parents n’ont pas les moyens de les envoyer à l’école, ces derniers rentrent très vite dans la vie active. Ils n’ont d’autre choix que celui des tâches domestiques et la multiplication de petits boulots agricoles. Dans ce cadre figure souvent, les garçons dès leur plus jeune âge, accompagnent les parents qui sont eux-mêmes analphabètes au jardin. Tandis que les filles se consacrent à des tâches ménagères. Autrement dit, ils sont dans un cercle vicieux car s’ils ne sont pas scolarisés, ils ne peuvent pas aspirer à un avenir mieux que celui de leurs parents. En restant hors de l’école, les enfants des villages sont condamnés à reproduits les pratiques des villages, c’est-à-dire se battre pour survivre sans jamais pouvoir assurer l’avenir de leur congénères.</p>



<p>En Haïti, l’offre éducative de l’État est loin de satisfaire la demande de la population, d’autant plus qu’il exerce une discrimination dans le peu de service qu’il propose. Dans la répartition géographique des institutions scolaires publiques, le milieu rural est très mal desservi. Plus on s’approche des zones reculées, plus les écoles publiques se font rares. D’ailleurs dans certains endroits, l’école publique est totalement absente. Les écarts ville campagne sont encore plus visibles dans le domaine éducatif. L’absence d’école dans les zones rurales oblige les villageois à scolariser leurs enfants dans les villes voisines, ce qui nécessite souvent un déplacement de plusieurs heures de marche à pied. Un parcours à la fois pénible et dangereux. Pénible dans le sens, que l’école est des fois tellement éloignée que l’enfant est épuisé une fois rentré chez lui après environ quatre heures de marche.  Il est si fatigué qu’il ne peut réviser ses devoirs, d’autant plus qu’il fait déjà noir et qu’il n’a pas accès à l’électricité. C’est également dangereux pour les enfants qui vivent dans les villages reculés de se déplacer aussi loin pour aller chercher de l’instruction, notamment pour les plus jeunes. En général, en Haïti  les villes sont séparées des villages par une rivière que l’on doit traverser à pied ou à dos d’âne. En période de pluie les grandes crues sont fréquentes. Les enfants de 6 – 12 ans sont principalement exposés au danger des rivières. Craignant pour leur sécurité, les parents préfèrent les garder chez eux tout en étant conscient des répercutions que cela va avoir sur leur avenir d’adulte. Pour résumer la situation scolaire, il faut dire qu’elle reflète la réalité socio/économique du pays. Si l’on reconnaît dans un système fonctionnaliste, que le tout est irréductible à la somme de ses parties, le secteur éducatif haïtien étant un maillon de la chaîne, est aussi dysfonctionnel que les autres entités de l’État. </p>



<p><strong>Conclusion</strong> </p>



<p>Cette petite réflexion que nous venons d’avoir sur le système éducation haïtien, nous emmène aux constats suivants : L’école n’est pas accessible à tous les enfants du pays, les enfants des milieux ruraux sont particulièrement touchés par le manque d’institution scolaire dans le pays. Dans les grandes villes si le problème est moindre en terme de place, c’est surtout le secteur privé (les écoles congréganistes, les écoles internationales, les écoles nationales privées) qui occupe le marché de l’instruction. Les frais de scolarité sont relativement chers, seuls les parents les mieux nantis peuvent se payer une place pour leur enfant. L’offre de l’État, en tant que garant de la scolarisation, reste très modeste. La complexité des conditions de vie en Haïti, touche l’avenir des plus jeunes dans sa base fondamentale. Un pays qui ne peut faciliter la scolarisation de ses enfants est un pays sans avenir. Si l’on dit souvent que l’avenir d’un pays repose sur sa jeunesse, je dirais, seule une jeunesse éduquée pourra assumer la continuité des projets de développement de ses aînés et permettre la bonne gouvernance du pays qui à mon avis sont indispensables pour la survie des instituts.</p>



<p>Tenant compte de la réalité des choses, il nous semble que rien n’a été fait pour former les enfants paysans afin qu’ils puissent s’investir demain dans les affaires du pays. Le manque de moyen académique plonge le milieu rural dans un analphabétisme incomparable avec celui du milieu urbain. L’ignorance de la population sur des sujets élémentaires vient empirer leurs conditions de vie. Par exemple, le manque d’information sur la prévention entraîne un  taux de natalité toujours en constante augmentation. La plus grande proportion de la population est très jeune, souvent non scolarisée. Pour palier à cette situation difficile, les ONG (Organisation non gouvernementale) tentent tant bien que mal d’apporter leur contribution aux parents les plus démunis. Mais cette aide reste très limitée, vu l’immensité des besoins. Les projets gouvernementaux risquent de durer longtemps avant de toucher les villages les plus éloignés, alors que les enfants sont en train de voir  passer la chance de se scolariser et d’aspirer à un avenir meilleur. Dans ce cas de figure, quelles sont les perspectives qui s’offrent à eux ? Les associations haïtiennes, de par leurs connaissances des besoins et de la réalité existentielle des parents, sont-elles mieux placées d’accompagner à la scolarisation des enfants des villages ? Comment faut- il intervenir dans ce secteur qu’est l’éducation ?  </p>



<p><strong>RÉFÉRENCES&nbsp;:</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>FRANCOIS, Pierre Enocque (2004). Avoir 16 ans à l’école primaire : les surâgés dans le système éducatif haïtien. Paris : l’Harmattan.</li>



<li>JOINT, Louis Auguste (2005). <em>Système éducatif et inégalité scolaire en Haïti</em>. Paris : l’Harmattan.</li>
</ul>



<p><em>* Le Plan &nbsp;National d’Education et de Formation (PNEF)</em>. Haïti</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Ministère de l’Education Nationale de la Jeunesse et des Sport –MENJS (1998).</li>
</ul>



<p><a href="http://srv02.admin.over-blog.com/#_ftnref1">[1]</a>&nbsp;L’auteur a tiré ces informations des statistiques du Ministère de l’Education National. Des données qui sont souvent revues à la hausse quand il s’agit d’une étude indépendante. Par exemple, en 1997, les recherches de Norman Ballargeon nous ont appris qu’il y aurait 70 à 75% de la population haïtienne qui sont analphabètes. Tandis que le Ministère n’a chiffré ce nombre qu’à 66%.&nbsp;<a href="http://srv02.admin.over-blog.com/#_ftnref2">[2]</a>&nbsp;La constitution du 29 mars 1987, dans son article 32 – 3, prévoit&nbsp; l’enseignement primaire obligatoire. Il revient à l’Etat haïtien de prendre en charge les besoins éducatifs des enfants (6-12 ans) sous peine de sanction à déterminer par la loi. &nbsp;</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><strong>Prof. Jean Emmanuel PIERRE</strong>, Doctorant en Sciences de l’éducation | Université Paris VIII | France Laboratoire de Recherche LIAgE  | Laboratoire Interculturalités, Apprentissages, MarGes, Expériences</p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Enseignement supérieur en Haïti : l’installation du Conseil de l&#8217;ANESRS, un premier pas vers une réforme longtemps attendue</title>
		<link>https://bambou-info.com/2026/01/18/enseignement-superieur-en-haiti-linstallation-du-conseil-de-lanesrs-un-premier-pas-vers-une-reforme-longtemps-attendue/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=enseignement-superieur-en-haiti-linstallation-du-conseil-de-lanesrs-un-premier-pas-vers-une-reforme-longtemps-attendue</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Bambou Info]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Jan 2026 19:31:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Tout]]></category>
		<category><![CDATA[World]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Enseignement supérieur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Prévu par un décret publié depuis 2020 sous l’administration du président Jovenel Moïse, ce Conseil n’a été effectivement mis en place que cinq ans plus tard. Ce retard illustre, à lui seul, les difficultés chroniques de l’État haïtien à traduire les textes normatifs en institutions fonctionnelles. Néanmoins, malgré ce décalage, la décision actuelle des autorités peut être considérée comme un pas de géant dans un secteur longtemps laissé sans pilotage stratégique.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>La nomination et l’installation du Conseil de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique par le Conseil présidentiel de transition (CPT) marquent une étape importante dans la tentative de refondation du secteur universitaire haïtien. Toutefois, si cet acte constitue indéniablement un signal politique fort, il ne représente que le point de départ d’un long et complexe processus visant à doter le pays d’un véritable système de régulation, de contrôle de qualité et de structuration de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.</p>



<p>Prévu par un décret publié dès 2020 sous l’administration du président Jovenel Moïse, ce Conseil n’a été effectivement mis en place que cinq ans plus tard. Ce retard illustre, à lui seul, les difficultés chroniques de l’État haïtien à traduire les textes normatifs en institutions fonctionnelles. Néanmoins, malgré ce décalage, la décision actuelle des autorités peut être considérée comme un pas de géant dans un secteur longtemps laissé sans pilotage stratégique.</p>



<p><strong>Une architecture institutionnelle ambitieuse</strong></p>



<p>L’Agence nationale de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (ANESRS), à laquelle est rattaché le Conseil, repose sur une organisation institutionnelle clairement définie. Elle comprend notamment :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>le Conseil de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ;</li>



<li>le Conseil technique ;</li>



<li>la Direction administrative et financière ;</li>



<li>le Pôle de l’enseignement supérieur ;</li>



<li>le Pôle de la recherche scientifique et de l’innovation ;</li>



<li>le Pôle de contrôle et d’évaluation ;</li>



<li>ainsi que des directions techniques spécialisées prévues par les règlements intérieurs.</li>
</ul>



<p>Cette architecture témoigne d’une volonté de couvrir l’ensemble des dimensions du secteur : gouvernance, pédagogie, recherche, innovation, contrôle de qualité et gestion administrative.</p>



<p>Les sept membres installés à la tête du Conseil incarnent cette ambition.  Il s’agit de Dr Hérold Toussaint, président ; Dr Jean Fénol Métellus, vice-président ; Dr Jacques Abraham, haut-commissaire à l’Enseignement supérieur et à la Recherche scientifique ; Dr Jean Judson Joseph, secrétaire général ; ainsi que Dr Evens Emmanuel, Dre Ketty Balthazard-Accou et Dr Serge Philippe Pierre, membres.</p>



<p>Ces responsables sont pleinement conscients du rôle stratégique qui leur incombe : refonder un système universitaire fragmenté, peu régulé et inégalement qualitatif. Le président du Conseil cumule, par ailleurs, les fonctions de chancelier des universités et de président de l’ANESRS, ce qui renforce la centralité de cet organe dans la gouvernance académique nationale.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><em>« L&rsquo;ANESRS incarne un engagement solennel de l&rsquo;État en faveur d&rsquo;une formation de qualité, reconnue et porteuse d&rsquo;opportunités; l&rsquo;intelligence, le savoir scientifique et la recherche au cœur de la vision de développement »</em> <em><strong>Laurent Saint-Cyr</strong></em>, <strong>CPT</strong></p>
</blockquote>



<p><strong>Une efficacité conditionnée aux moyens réels</strong></p>



<p>Toutefois, l’efficacité de l’ANESRS ne saurait être garantie par la seule existence d’un cadre légal ou par la nomination de dirigeants compétents. Les expériences internationales montrent que la réussite des agences nationales d’enseignement supérieur repose sur plusieurs conditions fondamentales :&nbsp;l’autonomie institutionnelle, l’expertise technique, la légitimité auprès des acteurs académiques et la capacité à faire appliquer les décisions prises.</p>



<p>Concrètement, pour fonctionner correctement, l’Agence devra impérativement disposer de ses propres locaux, d’un personnel opérationnel qualifié, composé de véritables spécialistes du curriculum universitaire et de la recherche, ainsi que d’experts reconnus dans les disciplines enseignées dans les universités haïtiennes. Une organisation en pôles décentralisés par département s’impose également, tout comme la mise à disposition de véhicules et de moyens matériels permettant d’effectuer des missions d’inspection et d’évaluation sur l’ensemble du territoire.</p>



<p>À terme, l’ANESRS est appelée à fonctionner comme un&nbsp;véritable ministère, doté d’un budget propre et de ressources humaines et techniques à la hauteur de ses responsabilités.</p>



<p><strong>Une autorité indépendante au cœur du système universitaire</strong> <strong>fragilisé</strong></p>



<p>En tant qu’organisme public chargé de la régulation et du contrôle de la qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, l’ANESRS exerce, en toute indépendance, son autorité sur l’ensemble des institutions publiques et non publiques œuvrant dans ces domaines en Haïti. Cette indépendance est une condition non négociable pour restaurer la crédibilité du système universitaire et mettre fin aux pratiques anarchiques qui ont longtemps fragilisé le secteur.</p>



<p>L’installation du Conseil de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique constitue donc une avancée majeure, mais encore fragile. Sans volonté politique durable, sans financement adéquat et sans protection institutionnelle contre les interférences, cette réforme risque de rejoindre la longue liste des promesses inabouties.</p>



<p>L’enjeu est clair : il s’agit non seulement de réguler l’enseignement supérieur, mais de&nbsp;reconstruire la confiance dans l’université haïtienne, levier indispensable du développement national, de la production de savoir et de la souveraineté intellectuelle du pays.</p>



<p>Dossier à suivre ! </p>



<p>_________</p>



<p><strong>La Rédaction</strong>  |  Bambou Info  |  <strong><a href="http://bambou-info.com"> bambou-info.com </a></strong></p>



<p></p>
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		<item>
		<title>Collège de Côte-Plage : « Recueil aux mille visages » Une parole juvénile debout face au chaos</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bambou Info]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Jan 2026 16:23:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Tout]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié aux Éditions Erpé, ce premier recueil collectif des élèves du CCP, situé dans la commune de Carrefour (Haïti), s’impose comme une réussite éducative majeure dans un contexte national particulièrement éprouvant.</p>
<p>The post <a href="https://bambou-info.com/2026/01/11/college-de-cote-plage-recueil-aux-mille-visages-une-parole-juvenile-debout-face-au-chaos/">Collège de Côte-Plage : « Recueil aux mille visages » Une parole juvénile debout face au chaos</a> appeared first on <a href="https://bambou-info.com">Bambou Info  </a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>[ Présentation du livre ] </strong></p>



<p><em><a href="https://www.amazon.fr/-/en/Marc-Anthony-ALIX/dp/B0GF384VXN/ref=sr_1_1?crid=1WC9GNK5HBNH4&amp;dib=eyJ2IjoiMSJ9.M7LKbH4QVB21FsCERZi7cg.i8ISYmiwsiQmzJRtgOcT0mGDSN7qJuAQu1-NVpm62ls&amp;dib_tag=se&amp;keywords=alix+recueil+aux+mille+visages&amp;qid=1768148140&amp;sprefix=%2Caps%2C243&amp;sr=8-1">Recueil aux mille visages</a></em>&nbsp;est bien plus qu’un livre : c’est un&nbsp;acte pédagogique, littéraire et profondément politique, au sens noble du terme. Écrit sous la direction du&nbsp;professeur <a href="https://www.wise-qatar.org/biography/marc-anthony-alix/">Marc Anthony Alix, </a>Directeur général du&nbsp;<a href="https://lecollegedecoteplage-haiti.net">Collège de Côte-Plage (CCP)</a>, cet ouvrage marque l’entrée remarquée de plus de&nbsp;cinquante jeunes élèves&nbsp;sur la scène littéraire haïtienne.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img width="1024" height="1024"  alt="" class="wp-image-1602 lws-optimize-lazyload"/ data-src="https://bambou-info.com/wp-content/uploads/2026/01/1-4-1024x1024.png" srcset="https://bambou-info.com/wp-content/uploads/2026/01/1-4-1024x1024.png 1024w, https://bambou-info.com/wp-content/uploads/2026/01/1-4-300x300.png 300w, https://bambou-info.com/wp-content/uploads/2026/01/1-4-150x150.png 150w, https://bambou-info.com/wp-content/uploads/2026/01/1-4-768x768.png 768w, https://bambou-info.com/wp-content/uploads/2026/01/1-4.png 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Publié aux&nbsp;<a href="http://erpe-editions.com">Éditions Erpé,</a> ce premier recueil collectif des élèves du Collège de Côte-Plage, situé dans la commune de&nbsp;Carrefour (Haïti), s’impose comme une&nbsp;réussite éducative majeure&nbsp;dans un contexte national particulièrement éprouvant. Là où la violence urbaine et politique paralyse les institutions, ferme les écoles et confisque l’avenir, ces jeunes ont choisi une autre voie :&nbsp;<em><strong>celle de l’écriture comme résistance</strong>.</em></p>



<p>Poèmes, récits courts, fragments de vie et éclats de pensée composent une œuvre&nbsp;bouleversante de sincérité et de lucidité. Chaque texte est un visage, chaque page une voix qui refuse le silence. Les élèves y disent le chaos, la peur, les pertes, mais aussi, et surtout, &nbsp;<strong>l</strong>’espérance, l’amour, l’amitié et le désir de vivre. Dans ce livre, la parole devient refuge, lien social et lumière fragile mais tenace au cœur des ténèbres.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img width="1024" height="1024"  alt="" class="wp-image-1603 lws-optimize-lazyload"/ data-src="https://bambou-info.com/wp-content/uploads/2026/01/2-4-1024x1024.png" srcset="https://bambou-info.com/wp-content/uploads/2026/01/2-4-1024x1024.png 1024w, https://bambou-info.com/wp-content/uploads/2026/01/2-4-300x300.png 300w, https://bambou-info.com/wp-content/uploads/2026/01/2-4-150x150.png 150w, https://bambou-info.com/wp-content/uploads/2026/01/2-4-768x768.png 768w, https://bambou-info.com/wp-content/uploads/2026/01/2-4.png 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><em><a href="https://www.amazon.fr/-/en/Marc-Anthony-ALIX/dp/B0GF384VXN/ref=sr_1_1?crid=1WC9GNK5HBNH4&amp;dib=eyJ2IjoiMSJ9.M7LKbH4QVB21FsCERZi7cg.i8ISYmiwsiQmzJRtgOcT0mGDSN7qJuAQu1-NVpm62ls&amp;dib_tag=se&amp;keywords=alix+recueil+aux+mille+visages&amp;qid=1768148140&amp;sprefix=%2Caps%2C243&amp;sr=8-1">Recueil aux mille visages&nbsp;</a></em>est un&nbsp;<strong>li</strong>vre de mémoire et de courage, un espace où l’école redevient ce qu’elle ne devrait jamais cesser d’être : un lieu de protection symbolique, de construction de soi et d’émancipation intellectuelle. Il démontre avec force que, même lorsque tout vacille,&nbsp;l’éducation et la culture demeurent des remparts essentiels contre la déshumanisation.</p>



<p>L’ouvrage est enrichi par :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>un&nbsp;résumé analytique&nbsp;de&nbsp;<a href="https://www.facebook.com/asso.elevescoteplage">Bruny Mabien</a>, Professeur de Mathématiques et Référent TICE,</li>



<li>une&nbsp;préface&nbsp;du&nbsp;Dr. <a href="https://www.facebook.com/dieufort.deslorges">Dieufort Deslorges,</a> Ethnologue,</li>



<li>et s’inscrit sous la direction éditoriale rigoureuse de&nbsp;<a href="https://lenouvelliste.com/article/132270/lancement-de-la-commission-dobservation-du-deroulement-des-examens-detat"><strong>Marc Anthony Alix</strong>,</a> artisan convaincu d’une pédagogie de l’engagement et de la dignité.</li>
</ul>



<p>Ce recueil est dédié&nbsp;à la mémoire de <a href="https://www.facebook.com/photo?fbid=1421334220000656&amp;set=a.470850038382417">Jean Roland Mathieu</a>, co-directeur et fondateur du Collège de Côte-Plage, dont la vision éducative continue d’inspirer élèves et enseignants.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><em>« Les grands hommes ne meurent jamais. Leurs âmes immortelles transcendent le temps. »</em><br>— Jean Roland Mathieu, New York, octobre 2025</p>
</blockquote>



<p><strong>Éditeur :</strong>&nbsp;<a href="http://erpe-editions.com">Erpé Éditions</a><br><strong>Disponibilité :</strong>&nbsp;Ouvrage disponible sur Amazon: <a href="https://urls.fr/AjCq-v">https://urls.fr/AjCq-v</a></p>



<p><strong>&nbsp;<em>Recueil aux mille visages</em>&nbsp;</strong>s’impose comme une œuvre nécessaire. Il rappelle, avec une force rare, que lorsque les armes parlent trop fort,&nbsp;<em><strong>écrire devient un acte de survie et un geste de foi en l’avenir</strong>.</em></p>



<p>__________</p>



<p><strong>La Rédaction </strong>| Bambou Info | <strong>L&rsquo;info crédible et responsable</strong> ! </p>
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		<item>
		<title>Jean Coulanges, gardien éclairé de la culture haïtienne est décédé</title>
		<link>https://bambou-info.com/2026/01/11/jean-coulanges-gardien-eclaire-de-la-culture-haitienne-est-decede/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=jean-coulanges-gardien-eclaire-de-la-culture-haitienne-est-decede</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Bambou Info]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Jan 2026 15:52:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Nécrologie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jean Coulanges fut avant tout un grand défenseur de la culture haïtienne, qu’il abordait avec rigueur scientifique, sensibilité artistique et responsabilité citoyenne.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>[ Nécrologie &#8211; Education ]</strong></p>



<p>Nous apprenons avec un profond regret le décès de <a href="https://www.facebook.com/jean.coulanges.5">Jean Coulanges</a>, anthropologue, enseignant et artiste, dont l’engagement intellectuel et culturel a marqué durablement la pensée et la création en Haïti. Sa disparition constitue une perte majeure pour la communauté universitaire et pour tous ceux qui œuvrent à la sauvegarde du patrimoine immatériel haïtien.</p>



<p><a href="https://www.facebook.com/UnescoHaiti/photos/note-de-sympathie-de-lunesco-à-la-famille-coulanges-et-à-la-commission-nationale/895508226157005/">Jean Coulanges</a> fut avant tout un grand défenseur de la culture haïtienne, qu’il abordait avec rigueur scientifique, sensibilité artistique et responsabilité citoyenne. Son travail sur les chants traditionnels occupe une place centrale dans son héritage : il les étudiait, les transmettait et les valorisait non comme de simples vestiges du passé, mais comme des expressions vivantes de la mémoire collective et de la résistance culturelle du peuple haïtien.</p>



<p>En tant qu’enseignant, il a formé des générations d’étudiants, leur inculquant le respect du savoir, l’exigence intellectuelle et l’amour profond de leur culture. En tant qu’anthropologue, il a contribué à éclairer les dynamiques sociales et symboliques d’Haïti avec une approche engagée, loin des regards folklorisants. En tant qu’artiste, enfin, il a su donner une voix sensible à ce que la recherche seule ne peut parfois exprimer.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="1024"  alt="" class="wp-image-1597 lws-optimize-lazyload"/ data-src="https://bambou-info.com/wp-content/uploads/2026/01/1-3-1024x1024.png" srcset="https://bambou-info.com/wp-content/uploads/2026/01/1-3-1024x1024.png 1024w, https://bambou-info.com/wp-content/uploads/2026/01/1-3-300x300.png 300w, https://bambou-info.com/wp-content/uploads/2026/01/1-3-150x150.png 150w, https://bambou-info.com/wp-content/uploads/2026/01/1-3-768x768.png 768w, https://bambou-info.com/wp-content/uploads/2026/01/1-3.png 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Son implication au sein de la <a href="https://www.unesco.org/fr/fieldoffice/portauprince"><strong>Commission nationale en lien avec l’UNESCO</strong> </a>témoigne de la reconnaissance institutionnelle de son expertise et de son combat constant pour la protection et la reconnaissance du patrimoine culturel haïtien, tant au niveau national qu’international.</p>



<p><a href="http://bambou-info.com"><strong>Bambou Info</strong> adresse</a> ses <strong>si</strong>ncères condoléances à sa famille, à ses proches, à ses collègues de la Commission nationale avec l’UNESCO, ainsi qu’à l’ensemble de la communauté universitaire et artistique, durement touchée par cette disparition.</p>



<p><strong>Paix à son âme.</strong><br>L’œuvre et la pensée de <a href="https://www.unesco.org/fr/fieldoffice/portauprince">Jean Coulanges</a> continueront d’éclairer celles et ceux qui croient en une culture haïtienne vivante, digne et transmise avec conscience.</p>



<p>_________</p>



<p><strong>La Rédaction</strong> |  Bambou Info  |<strong> L&rsquo;info crédible et responsable !</strong> </p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Comment l’intelligence artificielle  (IA) peut sauver l’éducation en Haïti ?</title>
		<link>https://bambou-info.com/2026/01/04/comment-lintelligence-artificielle-ia-peut-sauver-leducation-en-haiti/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=comment-lintelligence-artificielle-ia-peut-sauver-leducation-en-haiti</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Bambou Info]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Jan 2026 16:11:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Politics]]></category>
		<category><![CDATA[World]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En parcourant les rues animées d’Haïti, on est frappé par l’énergie extraordinaire et la résilience des Haïtiennes et Haïtiens. Mais derrière toute cette vivacité, un défi de taille persiste depuis le concordat de Damien de 1860 :</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>TECHNOLOGIE  |   ÉDUCATION</strong></p>



<p>En parcourant les rues animées d’Haïti, on est frappé par l’énergie extraordinaire et la résilience des Haïtiennes et Haïtiens. Mais derrière toute cette vivacité, un défi de taille persiste depuis <a href="https://www.cairn.info/revue-histoire-monde-et-cultures-religieuses-2014-1-page-57.htm"><strong>le concordat de Damien de 1860</strong></a> : l’éducation. Des salles de classe surpeuplées, des enseignants sous-équipés et des ressources insuffisantes sont des réalités quotidiennes partout en Haïti. Pourtant, une nouvelle lueur d’espoir émerge pour le système éducatif grâce à l’intelligence artificielle (<em><strong>IA</strong></em>), cette technologie qui pourrait bien révolutionner l’éducation en Haïti. Ayant grandi en Haïti dans les années 90, j’ai été témoin des difficultés du <a href="https://menfp.gouv.ht/"><strong>système éducatif haïtien</strong></a>. Aujourd’hui, en tant que professionnel dévoué avec une solide formation académique en psychologie cognitive, spécialisé en éducation à distance, et titulaire d’un master en éducation et technologie (<em><strong>e-learning</strong></em>), je vois un potentiel énorme dans l’<strong><em>IA</em></strong> pour transformer l’éducation en Haïti. Durant mon stage professionnel à l’<a href="https://www.capella.edu/"><strong>Université Capella</strong></a>, j’ai pu observer de près comment l’<em><strong>IA</strong></em> transforme l’éducation dans d’autres contextes, et j’ai été frappé par le potentiel de cette technologie si on l’adopte et l’adapte pour notre <a href="https://menfp.gouv.ht/"><strong>système éducatif</strong></a>.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.un.org/sustainabledevelopment/fr/education/"><strong>L’Éducation Pour Tous</strong></a></li>
</ul>



<p>Imaginez une classe virtuelle (<a href="https://lekolkonekte.com/"><strong>Lekòl Konekte</strong></a>) où chaque élève, qu’il soit à Port-au-Prince ou dans les coins les plus reculés du pays, a accès à des cours et des enseignants de qualité. L’e-learning rend cela possible. Des plateformes d’apprentissage en ligne, propulsées par des algorithmes sophistiqués, peuvent offrir des leçons interactives adaptées aux besoins de chaque élève selon ses besoins spécifiques. Pour les enfants des zones rurales, souvent privés d’infrastructures éducatives et technologiques adéquates, l’<strong><em>IA</em></strong>&nbsp;peut être une bouée de sauvetage, ouvrant des portes autrefois fermées.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Soutien et formation des enseignants</strong></li>
</ul>



<p>Les enseignants en Haïti sont fréquemment très confrontés à des classes surchargées et à un manque de ressources. Avec l’aide de l’IA, ils peuvent recevoir le soutien (<a href="https://lekolkonekte.com/"><strong>LEKÒL KONKETE</strong></a>) dont ils ont besoin.&nbsp;<a href="https://www.bing.com/ck/a?!&amp;&amp;p=ac13c3941389a230JmltdHM9MTcxNzI4NjQwMCZpZ3VpZD0wMTZmYmY5Yy1mMjgxLTYwZDYtMzJkMS1hYmViZjNhYTYxY2ImaW5zaWQ9NTMzNQ&amp;ptn=3&amp;ver=2&amp;hsh=3&amp;fclid=016fbf9c-f281-60d6-32d1-abebf3aa61cb&amp;u=a1aHR0cHM6Ly93d3cuY2FwZWxsYS5lZHUvY2FwZWxsYS1leHBlcmllbmNlL2Fib3V0Lw&amp;ntb=1"><strong>Durant mon stage</strong></a>, j’ai vu comment des outils d’analyse de données peuvent identifier les besoins spécifiques de chaque enseignant et proposer des programmes de formation personnalisés pour chaque apprenant. Des assistants virtuels peuvent offrir des conseils et d’autres supports en temps réel, permettant aux enseignants d’affiner leurs compétences et d’améliorer la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage, un bénéfice extraordinaire pour tous les élèves.</p>



<p><strong>Apprentissage personnalisé</strong></p>



<p>Chaque élève est unique, avec ses propres forces et faiblesses. L’<em><strong>IA</strong></em>&nbsp;excelle dans la personnalisation de l’apprentissage. En analysant les performances et les comportements des élèves, l’<em><strong>IA</strong></em>&nbsp;peut ajuster les contenus pédagogiques pour répondre aux besoins individuels. Cette approche personnalisée, que j’ai étudiée de près à Capella, permet à chaque enfant de recevoir un soutien adapté, augmentant ainsi son engagement et ses chances de réussite. Dans un pays où les niveaux de compétence varient grandement, cette personnalisation est cruciale.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.alterpresse.org/spip.php?article30392"><strong>Utilisation efficiente des ressources</strong></a></li>
</ul>



<p>En Haïti, les ressources éducatives sont précieuses et souvent extrêmement rares. L’<em><strong>IA</strong></em>&nbsp;peut aider à optimiser leur utilisation. Par exemple, des algorithmes peuvent prévoir les besoins en matériel scolaire et en équipements technologiques, assurant une distribution équitable. De plus, l’<em><strong>IA</strong></em>&nbsp;peut aider à gérer les infrastructures scolaires, garantissant leur entretien et leur utilisation optimale. Cela signifie que chaque centime investi dans l’éducation est utilisé de la manière la plus efficace possible, une approche dont j’ai constaté l’efficacité dans des contextes similaires à&nbsp;<a href="https://www.capella.edu/"><strong>Capella</strong></a>.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Préparer les élèves à l’avenir</strong></li>
</ul>



<p>L’<em><strong>IA</strong></em>&nbsp;ne se contente pas d’améliorer l’éducation d’aujourd’hui ; elle prépare les élèves pour l’économie numérique de demain. En se familiarisant avec des technologies avancées dès leur plus jeune âge (<a href="https://lekolkonekte.com/"><em>voir cours technologie sur la plateforme Lekòl Konekte</em></a>), les élèves développent des compétences essentielles pour le marché du travail du XXIe siècle. Cette préparation est cruciale pour le développement économique d’Haïti, permettant au pays de participer pleinement à l’économie mondiale et de construire un meilleur avenir pour ses citoyens.</p>



<p><strong>Un futur brillant à portée de main</strong></p>



<p>L’intelligence artificielle offre une opportunité inédite pour surmonter les défis éducatifs, spécialement en Haïti. En fournissant un accès équitable à l’éducation, en soutenant les enseignants, en personnalisant l’apprentissage, en optimisant les ressources et en préparant les élèves à l’économie numérique, l’<em><strong>IA</strong></em> pourrait bien être le catalyseur d’une transformation positive et durable. Pour que cela devienne une réalité, il est essentiel de développer des politiques inclusives, d’investir dans les infrastructures technologiques et de former les acteurs éducatifs à ces nouvelles technologies. Cette année, Haïti est à un tournant décisif. Avec l’<em><strong>IA</strong></em>, nous avons la chance de bâtir un système éducatif plus juste, plus efficace et plus résilient, ouvrant ainsi la voie à un avenir avec lequel chaque élève – haïtien peut réaliser son plein potentiel. En embrassant cette révolution technologique, nous pouvons espérer un avenir éducatif plus brillant pour tous les Haïtiens. </p>



<p><strong><strong>Références :</strong></strong></p>



<p>Lekòl Konekte. (2024) E-learning Platform : <a href="https://www.lekolkonekte.com/">https://www.lekolkonekte.com/</a></p>



<p>Alliance for Excellent Education. (2021). How Artificial Intelligence Can Transform Education. <a href="https://all4ed.org/how-artificial-intelligence-can-transform-education/"><u>https://all4ed.org/how-artificial-intelligence-can-transform-education/</u></a></p>



<p>(2020). Artificial Intelligence in Education: Challenges and Opportunities for Sustainable Development. <a href="https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000373597"><u>https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000373597</u></a></p>



<p>(2019). Artificial Intelligence in Education: Challenges and Opportunities for Sustainable Development. <a href="https://www.oecd.org/education/ceri/Artificial-Intelligence-in-Education.pdf"><u>https://www.oecd.org/education/ceri/Artificial-Intelligence-in-Education.pdf</u></a></p>



<p>World Economic Forum. (2018). AI in Education: How Artificial Intelligence Can Transform Learning. <a href="https://www.weforum.org/agenda/2018/09/ai-in-education-how-artificial-intelligence-is-transforming-the-way-we-learn/"><u>https://www.weforum.org/agenda/2018/09/ai-in-education-how-artificial-intelligence-is-transforming-the-way-we-learn/</u></a></p>



<p>Brown, M. (2023). The Role of AI in Educational Technology: A Comprehensive Overview. Journal of Educational Technology, 35(2), 167-185.</p>



<p>Smith, J. &amp; Johnson, R. (2022). Enhancing Teaching and Learning with Artificial Intelligence: Strategies for Success. New York: Routledge.</p>



<p><a href="https://www.capella.edu/"><strong>Capella University</strong></a>. (2024). Annual Report: Impact of AI on Higher Education. [Internal Document]</p>



<p>______</p>



<p><strong>Alamay JEAN PIERRE,</strong> <em>Enseignant, Spécialiste en Technologie Educative, CEO de Lekòl Konekte</em></p>



<p></p>
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		<title>« L’Education pour tous » tel est le slogan en Haïti.  Qu’en est-il des enfants des milieux ruraux</title>
		<link>https://bambou-info.com/2021/09/30/leducation-pour-tous-tel-est-le-slogan-en-haiti-quen-est-il-des-enfants-des-milieux-ruraux/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=leducation-pour-tous-tel-est-le-slogan-en-haiti-quen-est-il-des-enfants-des-milieux-ruraux</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Emmanuel PIERRE]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Sep 2021 16:56:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Sports]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Contrairement à certains pays développés où l’on utilise le terme « obligatoire » pour désigner l’importance de l’éducation dans  une société, en Haïti le discours politique sur ce sujet est moins fort. On préfère utiliser l’expression « Education pour tous ».</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Par: <strong>Jean Emmanuel PIERRE</strong>, <em>Spécialiste en éducation et Gestion de projets</em></p>



<p><strong>Texte publié en 2008</strong></p>



<p> <strong>C</strong>ontrairement à certains pays développés où l’on utilise le terme <strong><em>« obligatoire »</em></strong> pour désigner l’importance de l’éducation dans  une société, en Haïti le discours politique sur ce sujet est moins fort. On préfère utiliser l’expression <strong>« Education pour tous ».</strong> </p>



<p>En France par exemple, depuis les années 1881/1882, avec la réforme de Jules FERRY, l’école est obligatoire jusqu’à l’âge de seize (16) ans pour tous les jeunes. Plus proche de chez nous, à Cuba par exemple, l’état a fait de l’instruction de sa jeunesse la priorité de son gouvernement. Dans ce pays voisin, l’analphabétisme est presque quasi inexistant.Alors qu’en Haïti, on a des fois l’impression, envoyer ses enfants à l’école est devenu un parcours du combattant pour les parents, notamment ceux de la classe moyenne. La pauvreté qui ronge le pays touche à toutes les sphères de la société. L’impuissance de l’état à éradiquer ce fléau qu’est l’analphabétisme est déconcertante. Avant même de dresser la situation scolaire des enfants des zones rurales, il est important d’analyser le système éducatif haïtien dans son ensemble. Dans un pays où l’on compte plus de trois millions d’enfants en âge d’aller à l’école, seul 52% étaient scolarisés en 1996<a href="http://srv02.admin.over-blog.com/#_ftn1">[1]</a> (JOINT, 2006). Toujours selon les estimations de l’auteur, en Haïti, les écoles publiques, dites gratuites, ne représentent que 17% de l’ensemble des institutions scolaire du pays, contre 83%  des écoles privées. De tel constat laisse à présager deux choses ; soit l’état via le Ministère de l’Education Nationale de la Jeunesse et des Sports (MENJS) est dépassé par la demande de la population haïtienne, soit il est volontairement démissionnaire et se laisse substituer par le privé.   Analysons les deux hypothèses. En dépit de son taux d’analphabétisme alarment (66%), la société haïtienne valorise énormément l’instruction. D’ailleurs, elle est le moyen le plus sûr d’accéder à un grade socio/professionnel en Haïti. </p>



<p>Conscients des retombées que cela pourrait apporter plus tard aux enfants, les parents haïtiens, qu’ils soient riches ou pauvres vont très vite faire le choix de l’éducation pour leurs congénères. Une situation qui créée une forte disparité entre l’offre et la demande. L’état, qui normalement devrait être le premier prestataire des services  éducatifs, propose très peu d’offre. D’ailleurs depuis les années quatre-vingt en dépit des obligations de la constitution haïtienne<a href="http://srv02.admin.over-blog.com/#_ftn2">[2]</a>, très peu d’institutions publiques ont vu le jour, tandis que la demande de la population ne cesse d’augmenter, notamment à cause de l’explosion démographique. Dans ce cadre figure, c’est tout un système qui laisse au bord de la route ces enfants, en dépit de leur volonté d’apprendre.   Deuxième hypothèse, l’état haïtien n’est pas prêt à faire de l’éducation sa politique principale. Certes, le pays est très pauvre financièrement, et fait face à de sérieuses difficultés. Mais la pauvreté explique-elle l’état de délabrement du système éducatif haïtien ? Je n’en suis pas sûr. Le Cuba, pays voisin qui subit un embargo économique depuis les années soixante (1962), arrive à ouvrir l’accès de l’instruction à tout son peuple. En Haïti, il suffit de voir le budget alloué à l’éducation pour se rendre compte que la situation est loin de s’améliorer. Le pays consacre 15% de son PIB à l’éducation. </p>



<p>De cette somme, la part de l’État ne représente que 2,5%. (BALLARGEON, 1997 ; JOINT, 2006).  Tandis que tous les spécialistes de l’éducation, ainsi que l’ancien ministre de l’Education National, M. Jacques Édouard ALEXIS, actuellement premier ministre du gouvernement haïtien sont unanimes : l’État doit amplifier ses actions éducatives pour sortir le pays de la misère et faire progresser l’économie haïtienne. Depuis les années soixante-dix, on a assisté à beaucoup de promesses de la part des dirigeants politiques, mais très peu d’actions concrètes qui vont dans le sens d’une réelle amélioration du système en question. Peu d’écoles ont été créées, les enseignants ne sont pas toujours recyclés. Les institutions existantes sont souvent mal entretenues et concentrées dans les zones urbaines, les enfants des paysans y ont très peu accès.</p>



<p></p>



<p>Si la situation est aussi critique, il faut dire également que les multiples crises politiques que connaît le pays depuis les années quatre-vingt n’ont pas facilité les choses. Depuis 1986, le pays essaie tant bien que mal de trouver la voie démocratique, mais à chaque fois cela s’est soldé soit par un coup d’état ou par un départ forcé des dirigeants politiques. L’instabilité politique a joué un rôle prépondérant dans le retard du système éducatif haïtien. L’absence de continuité politique est l’un des facteurs qui ont mis en difficulté l’application de la réforme de BERNARD, qui pourtant était très ambitieuse et contenait des éléments pouvant améliorer le système éducatif. Vu l’État des choses, les actions ponctuelles, souvent périphériques des différents ministres depuis 1986, ne font que camoufler les vrais problèmes éducatifs du pays. On ne saurait avoir de vraies solutions si l’État n’entreprend pas de grande réforme et accepte de l’accompagner du budget nécessaire. Certes, il ne peut à lui seul palier à tous les problèmes, la société civile, les entreprises, ont aussi leur rôle à jouer, mais il revient aux autorités de donner les directives et de sensibiliser les acteurs à prendre part dans la réalisation de ce grand chantier.   Dans tous les pays où le taux de l’analphabétisme est négligeable, notamment les pays occidentaux, l’éducation revêt de la responsabilité de l’État. Il est le premier garant de la formation du peule. Alors qu’en Haïti, on assiste à l’effet contraire, le secteur privé occupe presque totalement cette sphère. Les écoles congréganistes, internationales et privées accueillent plus d’élèves que les institutions publiques. Une situation qui est loin d’être sans conséquence pour la population haïtienne car elle créée une inégalité scolaire qui en aval vient conforter les inégalités sociales déjà existantes. Dans un pays où  l’école est privatisée, l’instruction est offerte selon les moyens des clients, c’est-à-dire la qualité de l’enseignement dépend de ce que peut payer un parent. </p>



<p>Les enfants des plus pauvres qui parviennent à franchir les portes de l’école seront toujours dans des institutions qui reflètent la réalité socio/économique de leurs parents. En dépit de la bonne volonté des parents haïtiens, ils sont confrontés à d’énormes difficultés à pourvoir faciliter aux enfants une scolarités continue. Nombreux sont les parents qui mettent prématurément un terme à la scolarisation des enfants à cause des soucis financiers. Des fois, il suffit l’arrivée d’un nouveau-né dans la famille pour que le couple ne tienne plus le coup. Contrairement à certains pays où les aides familiales existent, en Haïti, les parents n’ont qu’à miser que sur leurs propres ressources. Ceux qui n’ont pas d’activité qui en génère, sont à la merci des familles proches résidant à l’étranger. Tandis que ceux qui sont hors du pays d’origine essaient à peine de joindre les deux bouts. Leurs conditions existentielles dans les pays d’accueils ne leur permettent pas d’offrir une assistance permanente à ceux-là, restés en Haïti.  </p>



<p><strong>Les enfants des milieux ruraux</strong></p>



<p> Si l’on estime que la situation des parents à pouvoir scolariser les enfants en zone urbaine est difficile, dans les villages reculés, le tableau est beaucoup plus sombre. C’est surtout dans ces endroits que les chiffres font exploser les statistiques sur l’analphabétisme en Haïti. En effet, selon les estimations de L. A Joint (2005), seuls 25% des enfants des milieux ruraux sont scolarisés, contre 66% en centre urbain. Il est très fréquent de rencontrer toute une famille analphabète en s’éloignant de la capitale. Cette situation qui peut paraître anodin dans certains pays, est malheureusement courant dans les villages reculés d’Haïti. La volonté des parents des zones rurales de scolariser leurs enfants ne fait aucun doute, sauf qu’ils sont dépourvus de moyens de le faire. Ils assistent impuissamment aux échecs des plus petits. Il n’est pas rare de tomber sur des cas des jeunes adolescents qui ne savent pas comment est faite une salle de classe. Etant donné que les parents n’ont pas les moyens de les envoyer à l’école, ces derniers rentrent très vite dans la vie active. Ils n’ont d’autre choix que celui des tâches domestiques et la multiplication de petits boulots agricoles. Dans ce cadre figure souvent, les garçons dès leur plus jeune âge, accompagnent les parents qui sont eux-mêmes analphabètes au jardin. Tandis que les filles se consacrent à des tâches ménagères. Autrement dit, ils sont dans un cercle vicieux car s’ils ne sont pas scolarisés, ils ne peuvent pas aspirer à un avenir mieux que celui de leurs parents. En restant hors de l’école, les enfants des villages sont condamnés à reproduits les pratiques des villages, c’est-à-dire se battre pour survivre sans jamais pouvoir assurer l’avenir de leur congénères.</p>



<p>En Haïti, l’offre éducative de l’État est loin de satisfaire la demande de la population, d’autant plus qu’il exerce une discrimination dans le peu de service qu’il propose. Dans la répartition géographique des institutions scolaires publiques, le milieu rural est très mal desservi. Plus on s’approche des zones reculées, plus les écoles publiques se font rares. D’ailleurs dans certains endroits, l’école publique est totalement absente. Les écarts ville campagne sont encore plus visibles dans le domaine éducatif. L’absence d’école dans les zones rurales oblige les villageois à scolariser leurs enfants dans les villes voisines, ce qui nécessite souvent un déplacement de plusieurs heures de marche à pied. Un parcours à la fois pénible et dangereux. Pénible dans le sens, que l’école est des fois tellement éloignée que l’enfant est épuisé une fois rentré chez lui après environ quatre heures de marche.  Il est si fatigué qu’il ne peut réviser ses devoirs, d’autant plus qu’il fait déjà noir et qu’il n’a pas accès à l’électricité. C’est également dangereux pour les enfants qui vivent dans les villages reculés de se déplacer aussi loin pour aller chercher de l’instruction, notamment pour les plus jeunes. En général, en Haïti  les villes sont séparées des villages par une rivière que l’on doit traverser à pied ou à dos d’âne. En période de pluie les grandes crues sont fréquentes. Les enfants de 6 – 12 ans sont principalement exposés au danger des rivières. Craignant pour leur sécurité, les parents préfèrent les garder chez eux tout en étant conscient des répercutions que cela va avoir sur leur avenir d’adulte. Pour résumer la situation scolaire, il faut dire qu’elle reflète la réalité socio/économique du pays. Si l’on reconnaît dans un système fonctionnaliste, que le tout est irréductible à la somme de ses parties, le secteur éducatif haïtien étant un maillon de la chaîne, est aussi dysfonctionnel que les autres entités de l’État. </p>



<p><strong>Conclusion</strong> </p>



<p>Cette petite réflexion que nous venons d’avoir sur le système éducation haïtien, nous emmène aux constats suivants : L’école n’est pas accessible à tous les enfants du pays, les enfants des milieux ruraux sont particulièrement touchés par le manque d’institution scolaire dans le pays. Dans les grandes villes si le problème est moindre en terme de place, c’est surtout le secteur privé (les écoles congréganistes, les écoles internationales, les écoles nationales privées) qui occupe le marché de l’instruction. Les frais de scolarité sont relativement chers, seuls les parents les mieux nantis peuvent se payer une place pour leur enfant. L’offre de l’État, en tant que garant de la scolarisation, reste très modeste. La complexité des conditions de vie en Haïti, touche l’avenir des plus jeunes dans sa base fondamentale. Un pays qui ne peut faciliter la scolarisation de ses enfants est un pays sans avenir. Si l’on dit souvent que l’avenir d’un pays repose sur sa jeunesse, je dirais, seule une jeunesse éduquée pourra assumer la continuité des projets de développement de ses aînés et permettre la bonne gouvernance du pays qui à mon avis sont indispensables pour la survie des instituts.</p>



<p>Tenant compte de la réalité des choses, il nous semble que rien n’a été fait pour former les enfants paysans afin qu’ils puissent s’investir demain dans les affaires du pays. Le manque de moyen académique plonge le milieu rural dans un analphabétisme incomparable avec celui du milieu urbain. L’ignorance de la population sur des sujets élémentaires vient empirer leurs conditions de vie. Par exemple, le manque d’information sur la prévention entraîne un  taux de natalité toujours en constante augmentation. La plus grande proportion de la population est très jeune, souvent non scolarisée. Pour palier à cette situation difficile, les ONG (Organisation non gouvernementale) tentent tant bien que mal d’apporter leur contribution aux parents les plus démunis. Mais cette aide reste très limitée, vu l’immensité des besoins. Les projets gouvernementaux risquent de durer longtemps avant de toucher les villages les plus éloignés, alors que les enfants sont en train de voir  passer la chance de se scolariser et d’aspirer à un avenir meilleur. Dans ce cas de figure, quelles sont les perspectives qui s’offrent à eux ? Les associations haïtiennes, de par leurs connaissances des besoins et de la réalité existentielle des parents, sont-elles mieux placées d’accompagner à la scolarisation des enfants des villages ? Comment faut- il intervenir dans ce secteur qu’est l’éducation ?  </p>



<p><strong>RÉFÉRENCES&nbsp;:</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>FRANCOIS, Pierre Enocque (2004). Avoir 16 ans à l’école primaire : les surâgés dans le système éducatif haïtien. Paris : l’Harmattan.</li>



<li>JOINT, Louis Auguste (2005). <em>Système éducatif et inégalité scolaire en Haïti</em>. Paris : l’Harmattan.</li>
</ul>



<p><em>* Le Plan &nbsp;National d’Education et de Formation (PNEF)</em>. Haïti</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Ministère de l’Education Nationale de la Jeunesse et des Sport –MENJS (1998).</li>
</ul>



<p><a href="http://srv02.admin.over-blog.com/#_ftnref1">[1]</a>&nbsp;L’auteur a tiré ces informations des statistiques du Ministère de l’Education National. Des données qui sont souvent revues à la hausse quand il s’agit d’une étude indépendante. Par exemple, en 1997, les recherches de Norman Ballargeon nous ont appris qu’il y aurait 70 à 75% de la population haïtienne qui sont analphabètes. Tandis que le Ministère n’a chiffré ce nombre qu’à 66%.&nbsp;<a href="http://srv02.admin.over-blog.com/#_ftnref2">[2]</a>&nbsp;La constitution du 29 mars 1987, dans son article 32 – 3, prévoit&nbsp; l’enseignement primaire obligatoire. Il revient à l’Etat haïtien de prendre en charge les besoins éducatifs des enfants (6-12 ans) sous peine de sanction à déterminer par la loi. &nbsp;</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><strong>Prof. Jean Emmanuel PIERRE</strong>, Doctorant en Sciences de l’éducation | Université Paris VIII | France Laboratoire de Recherche LIAgE  | Laboratoire Interculturalités, Apprentissages, MarGes, Expériences</p>



<p></p>
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